Ecolo

Le moteur thermique est mort : vive le moteur électrique !

L’évolution des technologies automobiles et notamment le passage aux moteurs électriques risque, à termes, de pousser un grand nombre d’usagers de la route à mettre leur véhicule à la casse. Cela représente une source de pollution supplémentaire et de dépense dont beaucoup pourraient se passer.

Pour remédier à ce problème, une jeune start-up parisienne (Ian Motion) à mis en place un projet plutôt ambitieux : la reconversion des véhicules à moteur thermique en véhicule à moteur électrique.

Interdictions : les véhicules immatriculés avant 1997 ciblés

Depuis le 01/07/2016, la loi empêche les conducteurs de voitures immatriculées avant 1997 de circuler dans Paris. Entre les conducteurs disposant d’un faible budget ou les amateurs de voitures anciennes, nombreux sont ceux qui vont être touchés par cette nouvelle réforme.
D’un point de vue profane, le principe est simple. Il suffit d’équiper les nouveaux véhicules de moteurs électriques, ce que l’on qualifie “d’électrification”. En termes de développement durable, la démarche prend tout son sens : en effet, la production des voitures qui circulent actuellement a eut un coût en termes de CO² (une émission allant jusqu’à 8 tonnes de CO²) et il serait donc absurde de les démanteler, d’autant que la plupart d’entre elles fonctionnent encore.

Conversion en électrique : les offres disponibles

Le passage au fonctionnement électrique est théoriquement possible. Certaines entreprises proposent en effet des kits permettant d’effectuer soi-même la manipulation. Problème : seuls les mécaniciens chevronnés peuvent effectuer les modifications. Les kits proposés ne sont, en effet, pas adaptés à tous les types de véhicule. Qui plus est, l’homologation reste complexe et nécessite de temps en temps une validation de la part du conducteur : bref, c’est un vrai calvaire. Il y a donc un marché porteur pour le service offert par Ian Motion.

Débutant son activité de reconversion, la société va d’abord commencer par travailler sur des Austin mini, voitures particulièrement adaptées à la circulation parisienne. A raison de 30 modèles par an, l’entreprise souhaite acquérir une expertise qui lui permettra de travailler, plus tard, sur d’autres modèles.

Un seul hic cependant : la faible taille de la mini rend difficile le stockage des batteries. Les batteries utilisées dans ce genre de configurations sont différentes de celles qu’on trouve sur des modèles de voitures standards. Cela a pour effet de considérablement réduire leur autonomie par rapport à d’autres voitures électriques. Bon point cependant : les véhicules ainsi transformés peuvent se connecter sur des bornes proches de celles utilisées par les possesseurs d’Autolib.

Bref, ne vous débarrassez pas de votre vieux véhicule : si vous l’avez acheté avant 1997, il serait intéressant de se tourner vers Ian Motion