La banque de vérifications du permis B circule sur des dizaines de sites sous l’étiquette « 2026 », mais le document source reste le même : un PDF de la Délégation à la Sécurité Routière daté du 21 janvier 2023, référencé DSR/BRPCE. Aucune mise à jour officielle n’a été publiée depuis cette date.
Comprendre ce que contient réellement ce fichier, comment il est utilisé le jour de l’examen et quelles séries posent problème permet de cibler sa révision au lieu de survoler les 100 combinaisons.
Banque de vérifications permis 2026 : un seul PDF depuis 2023
Les sites de révision affichent « questions permis 2026 » dans leurs titres, ce qui laisse croire à une actualisation régulière. La réalité est plus simple : auto-écoles et plateformes en ligne travaillent toutes à partir du même fichier PDF inchangé, publié par la Sous-direction de l’Éducation Routière le 21 janvier 2023.
Ce document unique contient 100 séries de 3 questions chacune. Chaque série regroupe une vérification technique (intérieure ou extérieure), une question de sécurité routière et une question de premiers secours. Le numéro de série est déterminé par les deux derniers chiffres du compteur kilométrique du véhicule d’examen, ce qui rend le tirage imprévisible.
Télécharger ce PDF reste le point de départ de toute préparation sérieuse. Les versions proposées par les sites tiers reprennent le même contenu, parfois reformulé, parfois tronqué. Vérifier que le document mentionne la référence DSR/BRPCE et la date du 21 janvier 2023 garantit qu’il s’agit bien de la source officielle.
Séries neutralisées : les exceptions à connaître avant l’examen

Parmi les 100 séries, cinq posent un problème concret que la plupart des candidats ignorent. Les séries 11, 18, 59, 76 et 97 ont vu leur question de premiers secours retirée de la banque officielle.
Quand le compteur kilométrique tombe sur l’une de ces séries, l’inspecteur conserve la vérification technique et la question de sécurité routière prévues, mais remplace la question de premiers secours par une autre issue du reste de la banque. Le candidat ne choisit pas laquelle.
Cette mécanique a deux conséquences pratiques :
- Réviser uniquement les questions de premiers secours associées à ces cinq séries ne sert à rien, puisqu’elles ne seront jamais posées telles quelles.
- La question de remplacement peut provenir de n’importe quelle autre série, ce qui élargit le champ de révision sur la partie secours au-delà du simple numéro tiré au compteur.
- Les questions de vérification technique et de sécurité routière de ces séries restent, elles, parfaitement valides et doivent être maîtrisées.
Sauter ces cinq séries lors de la révision serait une erreur. Les ignorer complètement, aussi.
Répartition des points et poids réel de la vérification permis
Chaque bonne réponse aux trois questions rapporte 1 point, soit 3 points bonus maximum. Une mauvaise réponse n’entraîne aucune pénalité éliminatoire. Le candidat doit obtenir un minimum de 20 points sur l’ensemble de l’épreuve pratique, sans commettre de faute éliminatoire.
| Composante | Points en jeu | Éliminatoire ? |
|---|---|---|
| Vérification technique (intérieure ou extérieure) | 1 | Non |
| Question sécurité routière | 1 | Non |
| Question premiers secours | 1 | Non |
| Conduite (parcours + manoeuvres) | Reste du barème | Oui (fautes graves) |
Perdre ces 3 points ne fait pas échouer directement, mais les candidats proches du seuil de 20 points se retrouvent en difficulté. Trois réponses correctes constituent la marge de sécurité la plus facile à obtenir avec une préparation ciblée.
S’entraîner avec le PDF : méthode concrète de révision

Parcourir les 100 séries d’un bloc est contre-productif. Le volume donne l’impression d’un effort considérable, alors que les questions se recoupent largement. Plusieurs vérifications techniques reviennent sous des formulations proches (feux, niveaux, pneumatiques), et les réponses de sécurité routière suivent une logique récurrente.
Une approche plus efficace consiste à regrouper les questions par thème plutôt que par numéro de série :
- Vérifications intérieures : commandes d’éclairage, désembuage, ventilation, tableau de bord. Le geste à montrer est souvent le même (localiser un bouton ou une commande).
- Vérifications extérieures : niveaux sous le capot (lave-glace, liquide de refroidissement, huile), état des pneumatiques, éclairage extérieur. L’accompagnateur peut aider à ouvrir le capot si le candidat bloque.
- Premiers secours : les questions tournent autour de la protection de zone, de l’alerte (système SAIP), du dégagement d’urgence et de la position latérale de sécurité.
Travailler par thème permet de repérer les réponses communes à plusieurs séries. Un candidat qui maîtrise la dizaine de gestes techniques récurrents et les principes de base du secourisme couvre la grande majorité des combinaisons possibles.
Vérification intérieure ou extérieure : ce que l’inspecteur attend
La distinction entre vérification intérieure (VI) et vérification extérieure (VE) est fixée par la série tirée. Le candidat n’a pas le choix. Pour une VI, l’inspecteur demande de montrer ou actionner un dispositif depuis le poste de conduite. Pour une VE, il faut généralement ouvrir le capot ou se déplacer autour du véhicule.
Le piège fréquent chez les candidats n’est pas l’ignorance technique, mais la confusion entre « montrer » et « expliquer ». Quand la question dit « montrez », un geste suffit. Quand elle demande « pourquoi », une phrase courte et précise est attendue.
Sur un véhicule d’examen, les emplacements peuvent varier selon le modèle. Se familiariser avec le véhicule de son auto-école avant le jour J évite les hésitations sur la localisation d’un bocal ou d’une commande.
La préparation aux vérifications du permis repose sur un document unique et stable. Identifier les séries neutralisées, structurer la révision par thème et distinguer les gestes des explications couvre l’essentiel de ce que l’examinateur évalue en fin d’épreuve.

