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Le succès des constructeurs automobiles japonais en France

constructeurs japonais

Malgré la conjoncture économique qui a beaucoup affaiblit le marché de l’automobile, les constructeurs japonais ont su investir le parc français au cours des dernières décennies, au détriment notamment des marques nationales. Dans un contexte loin d’être favorable, celles-ci peinent ainsi à s’imposer face aux leaders nippons que sont Nissan, Honda ou encore Toyota, qui eux, n’en finissent plus de séduire grâce à des modèles innovants, en phase avec leur temps, et dotés de technologies de pointe.

État des lieux du marché : bilan des ventes en 2013

Le moins que l’on puisse dire est que les voitures japonaises se sont très bien vendues en France en 2013. Parmi les plus populaires, on retrouve tout d’abord les véhicules hybrides, qui sont très appréciés tant pour les économies d’énergie qu’ils permettent de réaliser que pour « leur côté vert » très à la mode. Recherchant des voitures compacts (de type crossover) et moins consommatrices, les automobilistes français se tournent principalement vers les marques étrangères dont celles venant du pays du Soleil Levant. La Nissan Qashqai, la Toyota Yaris et la Nissan Juke faisaient déjà partie du peloton de tête des meilleurs ventes en 2011. En 2013, ce sont les hybrides qui se sont distinguées, et particulièrement celles de Toyota qui ont représenté 40% de ses nouvelles immatriculations au premier trimestre. De même, la Yaris a été déclarée « voiture verte de l’année » en 2013 par l’association française de la presse automobile.

En s’alliant à Nissan, Renault a flairé le bon filon. En 2013, le constructeur franco-japonais Renault-Nissan a en effet battu son record de ventes : plus de 8 millions de véhicules, dont 5,1 millions pour le seul Nissan, ce qui lui a permis de maintenir sa place de 4ème constructeur mondial. Le groupe Toyota reste quant à lui numéro 1, toujours au niveau des ventes, avec 10 millions d’unités écoulées.

Des véhicules propres et novateurs qui restent accessibles, voilà ce que recherchent désormais les français. Ils privilégient donc logiquement les Nissan et Toyota qui remplissent parfaitement ces critères. Mais le Japon n’en a pas pour autant oublié la catégorie des véhicules agricoles. En décembre dernier, le japonais Kubota annonçait d’ailleurs l’ouverture d’une usine d’assemblages de tracteurs près de Dunkerque.

pourcentage voiture

Les raisons du succès des marques japonaises

Elles résident à la fois dans la grande variété de modèles proposés et dans leurs prix, souvent inférieurs à ceux des modèles des autres constructeurs pour une gamme précise.

Première raison

Le Japon connait une politique monétaire assouplie avec une forte dépréciation de sa monnaie (le Yen) qui dope les ventes, que ce soit pour Mazda, Honda ou encore Mitsubishi. Toyota, pour sa part, assemble près de la moitié de ses véhicules au Japon, ce qui lui permet de profiter de ce coup de pouce monétaire en les exportant puis en convertissant le produit des ventes avec un taux de change favorable en Yen.

Deuxième raison

Les japonais privilégient les ventes extérieures. Ainsi, Renault-Nissan réalise la majorité de ses ventes hors du Japon, en particulier dans les pays où le pouvoir d’achat reste élevé, et ce malgré la crise. Ils s’efforcent qui plus est de s’adapter à la lois de l’offre et de la demande, tout en investissant les marchés émergents, à l’image du Brésil où Toyota vient de s’implanter.

Troisième raison

Si les voitures japonaises séduisent tant les français, c’est aussi et surtout parce qu’elles répondent précisément à chacune de leurs attentes sur tous les plans, tant fonctionnel que tarifaire. Elles disposent effectivement de fonctionnalités efficaces qui, comme expliqué précédemment, reposent sur des technologies avancées qui n’ont aucun impact sur leur prix. Bien au contraire ! Cet excellent rapport qualité/prix a entre autre permis à Toyota de faire de sa Yaris une citadine de référence et à Nissan de dominer le marché des crossover avec son Qashqai, et à un degré moindre avec son Juke, un choix audacieux qui, une fois encore, s’est révélé payant.