Les dirigeants de Volkswagen informés sur le coût du scandale diesel un mois avant sa révélation

Environ 1 mois avant la révélation du scandale sur les moteurs diesel truqués, cadre du groupe allemand, avait informé les dirigeants du coût éventuel d’un scandale. Il avait tablé sur un coût de 18 milliards de dollars avant que les investisseurs ne soient au courant de ce scandale. Cette information a été révélée par le journal Bild dans son édition du 9 juillet 2017.

La marque a pris les devants

C’est en septembre 2015 que les investisseurs de la marque Volkswagen ont été informés du dieselgate. Ceux-ci ont appris la présence du logiciel truqueur sur les voitures Diesel dans Volkswagen lorsqu’elle a été révélée à l’agence américaine de protection de l’environnement. Selon le journal Bild, c’est Oliver Schmidt, un cadre du groupe qui a exposé les possibles conséquences de la présence de ce logiciel. Il a d’ailleurs été arrêté à Miami en août 2015. Le montant avancé correspond au chiffre maximal des pertes envisagées dans le monde, notamment au niveau des dédommagements au niveau de l’import auto Volkswagen Algérie.

La question des délais dans la diffusion des informations

En ce moment, les autorités allemandes mènent des enquêtes afin de déterminer si Volkswagen a respecté les délais impartis par le droit boursier afin de transmettre aux investisseurs des informations en sa possession. D’ailleurs, un porte-parole de Volkswagen a récemment indiqué que le groupe n’allait pas commenter les chiffres qu’Oliver Schmidt avait avancés en raison de procédures en cours. D’ailleurs, le constructeur affirme avec force que la marque n’avait pas enfreint les règles en matière de diffusion d’informations. Son porte-parole a aussi déclaré que patron de la marque, Herbert Diess, n’avait pas de commentaire à formuler.
Quant à Annetes Voges, avocate de Heinz-Jakob Neusser, elle a refusé de s’exprimer au nom de son client.

Dans son rapport annuel en 2016, la marque allemande a indiqué avoir reconnu l’existence du logiciel devant les autorités américaines. Le constructeur indique, toutefois, que les autorités n’ont pas tenu à rendre les choses publiques avant le 18 septembre, car elles estimaient que les outils étaient globalement contrôlables.

Bild rapporte aussi que Martin Winterkorn et Herbert Diess ont appris l’existence du logiciel durant une réunion le 27 juillet 2015. La question que l’on devrait tous se poser, c’est celle de savoir pourquoi les dirigeants de la firme ont été mis au courant de manière aussi tardive. Quoi qu’il en soit, les pertes sont énormes pour le constructeur allemand et les procédures judiciaires sont déjà en cours, notamment en Europe et aux États-Unis.