Ce glossaire automobile rassemble les termes techniques et administratifs qui reviennent le plus souvent dans les articles du site, des voyants du tableau de bord à l’assurance auto et aux démarches de carte grise. Chaque définition renvoie à un article qui approfondit le sujet.
Antivol
Définition : Un antivol est un dispositif de protection conçu pour dissuader, retarder, signaler ou empêcher le vol d’un objet. Sur une voiture, il peut être mécanique, électronique ou servir à retrouver le véhicule après un vol.
Un antivol peut être séparé de l’objet ou intégré à celui-ci. Il est pensé pour que seul le propriétaire puisse le retirer ou le désactiver, à l’aide d’une clé ou d’un code. Sur une automobile, les formes les plus courantes sont la canne bloquant le volant, le sabot de roue ou le verrou de pédalier.
Les systèmes électroniques agissent autrement. L’antidémarrage échange un code avec la clé à chaque tentative de mise en route : si le code reçu n’est pas celui attendu, le calculateur coupe l’alimentation du démarreur ou de l’injection. Une alarme, elle, signale la tentative de vol par un signal sonore ou lumineux.
D’autres dispositifs ne bloquent rien mais aident à retrouver le véhicule, en émettant un signal qui permet de le localiser. Le marquage indélébile de pièces ou de vitres relève de la même logique : il rend la revente d’un véhicule volé plus difficile.
Aucun système n’offre une protection totale. Un voleur équipé et déterminé peut déjouer un dispositif électronique. Combiner un antivol mécanique visible, qui dissuade, et un système électronique ou de localisation reste la démarche la plus courante pour les véhicules anciens, souvent dépourvus d’antidémarrage d’origine.
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Bonus-malus
Définition : Le bonus-malus, ou coefficient de réduction-majoration, est la clause des contrats d’assurance auto qui fait baisser ou augmenter la prime chaque année selon les sinistres dont l’assuré est responsable.
Chaque année, l’assureur applique le coefficient à la prime de référence, calculée à la souscription. Un coefficient inférieur à 1 réduit la prime, un coefficient supérieur à 1 l’augmente. L’assureur est tenu d’appliquer cette règle, mais il fixe librement sa prime de référence.
Une année sans accident responsable fait baisser le coefficient de 5 % : on multiplie le coefficient précédent par 0,95. Le bonus maximal correspond à un coefficient de 0,50, atteint après treize années sans sinistre responsable. Il ne peut pas descendre plus bas.
Un accident dont l’assuré est entièrement responsable multiplie le coefficient par 1,25. Le coefficient ne peut pas dépasser 3,5, soit une prime égale à trois fois et demie la prime de référence. Seuls les sinistres avec une responsabilité totale ou partielle comptent : le vol, l’incendie ou le bris de glace n’entrent pas en jeu.
Le calcul porte sur une période de 12 mois qui se termine deux mois avant l’échéance annuelle du contrat. Certains véhicules sont exclus du système, notamment les cyclomoteurs, les quadricycles et les véhicules de collection de plus de 30 ans. Lors d’un devis, le relevé d’information de l’ancien assureur indique le coefficient en cours.
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Calculateur moteur
Définition : Le calculateur moteur est l’unité de commande électronique qui pilote le fonctionnement du moteur. Il lit les informations des capteurs, commande les actionneurs et mémorise les défauts qu’il détecte pour le diagnostic.
On le désigne aussi par l’acronyme anglais ECU (Engine Control Unit). Il associe un circuit électronique et un logiciel embarqué. À partir des mesures envoyées par les capteurs de température, de pression ou de vitesse, il commande l’injection, l’allumage et d’autres organes du moteur.
Une voiture moderne compte plusieurs calculateurs qui se partagent les tâches : gestion du moteur, freinage, antipatinage ou contrôle de la pression des pneus. Ils échangent leurs données sur un réseau multiplexé, le plus souvent le bus CAN, mis au point par Bosch et normalisé par l’ISO 11898. Ce câblage commun a permis de multiplier les fonctions électroniques tout en réduisant la longueur des faisceaux.
Le calculateur surveille aussi ses propres capteurs et actionneurs. Lorsqu’il constate une incohérence, il enregistre un code défaut et peut allumer un voyant au tableau de bord. Ces codes se lisent avec un outil de diagnostic branché sur la prise prévue à cet effet.
Comme tout équipement électronique, le calculateur dépend d’une alimentation électrique stable. Une intervention qui coupe ou perturbe la tension de la batterie peut faire apparaître des défauts de communication entre calculateurs. Une lecture des codes par un professionnel permet de distinguer une simple alerte enregistrée d’une panne réelle.
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Certificat d’immatriculation
Définition : Le certificat d’immatriculation, autrefois appelé carte grise, est le document qui autorise un véhicule à circuler et permet de l’identifier. Il mentionne notamment le numéro d’immatriculation, le véhicule et son titulaire.
Le document indique le numéro d’immatriculation, la marque, le numéro de série, la date de première mise en circulation ainsi que le nom et l’adresse du titulaire. Il comporte aussi des rubriques techniques, comme la puissance fiscale en case P.6. Il doit pouvoir être présenté lors d’un contrôle routier.
Depuis 2009, la France utilise le système d’immatriculation des véhicules (SIV) : un numéro au format AA-123-AA est attribué au véhicule pour toute sa durée de vie, même s’il change de propriétaire ou de département. Le dispositif s’applique depuis le 15 avril 2009 aux véhicules neufs et depuis le 15 octobre 2009 aux véhicules d’occasion.
Après l’achat d’un véhicule d’occasion, l’acquéreur dispose d’un mois pour demander le nouveau certificat à son nom. La démarche se fait en ligne sur le site de l’ANTS, devenue France Titres, ou chez un professionnel de l’automobile habilité. Le vendeur doit au préalable déclarer la cession et transmettre un code de cession à l’acheteur.
Une fois la demande validée, un certificat provisoire d’immatriculation permet de circuler pendant un mois en France, en attendant le titre définitif, envoyé au domicile. Les justificatifs demandés varient selon la démarche : changement de titulaire, d’adresse ou première immatriculation.
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Contrôle technique
Définition : Le contrôle technique est l’examen périodique obligatoire qui vérifie l’état d’un véhicule, sa sécurité et ses émissions polluantes. Pour une voiture, le premier a lieu avant ses quatre ans, puis tous les deux ans.
L’examen porte sur les freins, la direction, l’éclairage, les pneumatiques, la structure du véhicule ou encore les émissions polluantes. Il s’impose à toutes les voitures particulières, quelle que soit leur énergie : essence, diesel, hybride ou électrique. Il ne dispense pas le propriétaire d’entretenir son véhicule.
Le premier contrôle d’une voiture neuve doit être réalisé dans les six mois qui précèdent le quatrième anniversaire de sa première mise en circulation. Aucune convocation n’est envoyée : la démarche revient au propriétaire. Un résultat favorable est ensuite valable deux ans.
Le contrôleur classe les défauts en défaillances mineures, majeures ou critiques. En cas de défaillance majeure ou critique, une contre-visite doit être faite dans un délai de deux mois. Passé ce délai, un nouveau contrôle complet est nécessaire.
Rouler avec un contrôle technique périmé expose à une amende, en général forfaitaire de 135€, et les forces de l’ordre peuvent décider d’immobiliser le véhicule. Pour vendre une voiture de plus de quatre ans à un particulier, le contrôle doit dater de moins de six mois au moment de la demande du nouveau certificat d’immatriculation.
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OBD
Définition : L’OBD (On-Board Diagnostics) désigne le système de diagnostic embarqué d’un véhicule. Il surveille les organes qui influent sur les émissions polluantes et enregistre des codes défaut lisibles par une prise normalisée.
Le système OBD est né de la volonté de contrôler les émissions polluantes pendant toute la vie du véhicule. Il surveille le moteur et le système de dépollution, détecte les dysfonctionnements et en avertit le conducteur par un voyant au tableau de bord.
La norme OBD-II, apparue aux États-Unis au milieu des années 1990, définit une interface standard. Elle permet de lire les codes défaut normalisés, appelés DTC, ainsi que les données en temps réel des capteurs. En Europe, la version EOBD est devenue obligatoire au début des années 2000, d’abord pour les moteurs essence puis pour les moteurs diesel.
La prise OBD se trouve généralement sous le tableau de bord. On y branche une valise de diagnostic, filaire ou sans fil, ou un petit boîtier relié à une application. L’outil affiche le code enregistré, ce qui oriente la recherche de panne quand un voyant orange s’allume.
Un code défaut indique le système concerné, pas toujours la pièce à remplacer. Effacer le code sans corriger la cause ne règle rien : le voyant se rallume si le défaut persiste. En cas de doute, un garage équipé confirme le diagnostic avant toute réparation.
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OEM
Définition : OEM (Original Equipment Manufacturer, ou fabricant d’équipement d’origine) désigne une pièce d’origine ou l’équipementier qui la produit pour le compte d’un constructeur. Une pièce OEM correspond à celle montée sur le véhicule neuf.
Un fabricant d’équipement d’origine, ou équipementier, produit des pièces pour une autre entreprise qui les assemble. Dans l’automobile, les constructeurs confient une grande partie de la fabrication à ces fournisseurs, qu’il s’agisse de freinage, d’injection, d’électronique ou de pneumatiques.
De grands équipementiers comme Bosch ou Valeo fournissent de nombreux constructeurs. Pour un même modèle, plusieurs fournisseurs peuvent livrer un sous-système, et leurs pièces sont alors en général interchangeables.
Pour la réparation, la mention OEM sert à repérer une pièce identique à celle d’origine et la référence du constructeur qui l’identifie. Comparer cette référence avec celle d’une pièce adaptable aide à vérifier qu’elle convient bien au véhicule.
Le choix entre une pièce d’origine et une pièce du marché indépendant dépend de la compatibilité, de la qualité attendue, du prix et de la garantie. Pour une pièce de sécurité, comme le freinage ou la direction, l’avis d’un garagiste reste utile.
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Puissance fiscale
Définition : La puissance fiscale est une unité administrative, exprimée en chevaux fiscaux (CV), qui sert de base à la taxe sur le certificat d’immatriculation. Elle figure en case P.6 de la carte grise et ne se confond pas avec la puissance réelle du moteur.
La puissance fiscale ne mesure pas directement la force du moteur. C’est un chiffre calculé par l’administration, qui sert surtout à déterminer le montant de la taxe due lors de l’immatriculation d’un véhicule. Elle est indiquée en case P.6 du certificat d’immatriculation.
La puissance réelle, elle, s’exprime en kilowatts (case P.2) ou en chevaux-vapeur, souvent notés ch. Un moteur annoncé à 90 ch n’a donc pas 90 chevaux fiscaux : la confusion vient de l’abréviation CV, employée dans le langage courant pour les deux notions.
Le mode de calcul a changé plusieurs fois. La formule de 1998 combinait les émissions de CO2 et la puissance du moteur. Depuis janvier 2020, la puissance fiscale ne dépend plus que de la puissance maximale du moteur en kilowatts.
Pour connaître la puissance fiscale d’un véhicule précis, le plus simple est de lire la case P.6 de sa carte grise. Les assureurs peuvent aussi tenir compte de la puissance du véhicule dans leur tarification, chacun selon ses propres critères.
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Quadricycle lourd
Définition : Le quadricycle lourd est une catégorie européenne de véhicules à quatre roues (L7e), plus lourde et plus puissante que la voiture sans permis. Il exige le permis B1, accessible dès 16 ans, ou à défaut le permis B.
Le règlement européen distingue deux familles de quadricycles : le quadricycle léger (L6e), qui correspond à la voiture sans permis, et le quadricycle lourd (L7e). Ce dernier reste soumis à des limites de masse et de puissance, mais au-dessus de celles de la voiturette.
Pour le transport de passagers, la masse en ordre de marche d’un quadricycle lourd reste inférieure à 450 kg, contre 600 kg pour le transport de marchandises. Sa puissance est plafonnée à 15 kW pour les principales sous-catégories et sa vitesse est limitée à 90 km/h.
Ces limites expliquent l’aménagement intérieur de ces véhicules : un gabarit étroit, des sièges proches l’un de l’autre et un équipement plus simple que celui d’une citadine. Les constructeurs travaillent l’ergonomie pour loger deux personnes, parfois davantage, dans un espace réduit.
La conduite d’un quadricycle lourd demande le permis B1, spécifique aux quadricycles et reconnu à partir de 16 ans. Dans les pays où cette catégorie n’existe pas, il faut le permis B. Le permis AM, suffisant pour une voiture sans permis, ne permet pas de le conduire.
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Réserve de carburant
Définition : La réserve de carburant est la quantité restant dans le réservoir lorsque le voyant de niveau s’allume. Elle laisse une marge pour rejoindre une station, mais la distance qu’elle permet de parcourir varie selon le modèle et les conditions de conduite.
Le carburant est stocké dans un réservoir, aujourd’hui le plus souvent en matière synthétique. Une jauge placée dans le réservoir mesure le niveau et le transmet à l’indicateur du tableau de bord, gradué en fractions de la contenance totale.
Lorsque le niveau passe sous un seuil fixé par le constructeur, un témoin orange en forme de pompe s’allume. Sur les voitures récentes, l’ordinateur de bord affiche aussi une autonomie restante estimée à partir de la consommation récente.
La distance réellement parcourue sur la réserve dépend de nombreux facteurs : la vitesse, le relief, la charge du véhicule, la circulation et le style de conduite. L’estimation de l’ordinateur de bord est indicative et peut chuter vite si les conditions changent, par exemple en montée ou à vitesse élevée.
Rouler longtemps sur la réserve n’apporte rien. Faire le plein dès l’allumage du voyant évite la panne sèche, qui peut immobiliser la voiture dans un endroit dangereux. Le manuel du véhicule indique la contenance du réservoir et le volume approximatif de la réserve.
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Responsabilité civile
Définition : La responsabilité civile, ou assurance au tiers, est la garantie minimale obligatoire pour tout véhicule terrestre à moteur. Elle indemnise les victimes des dommages causés par le véhicule, mais pas les propres dommages du conducteur responsable.
Tout véhicule terrestre à moteur destiné à circuler doit être assuré, même lorsqu’il ne roule pas ou reste dans un garage privé. Seul un véhicule manifestement hors d’état de circuler, par exemple sans moteur ou sans roues, échappe à cette obligation. En France, l’assurance automobile est obligatoire depuis 1958.
La garantie couvre les dommages causés aux autres : véhicules, bâtiments, piétons ou passagers. Le conducteur responsable n’est pas indemnisé pour ses propres dommages ni pour ceux de son véhicule. Pour cela, il faut souscrire des garanties facultatives, comme la garantie du conducteur, le vol ou les dommages tous accidents.
Circuler sans assurance est un délit, puni d’une amende pouvant atteindre 3 750€, avec des peines complémentaires possibles comme la suspension du permis. Les victimes d’un conducteur non assuré peuvent être indemnisées par un fonds de garantie.
Les mots « tiers », « tiers étendu » ou « tous risques » ne recouvrent pas le même contenu d’un assureur à l’autre. Pour comparer des offres pour un scooter ou une voiture, il faut lire le détail des garanties, des franchises et des exclusions. Si aucun assureur n’accepte de couvrir un véhicule, le Bureau central de tarification peut être saisi.
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Test psychotechnique
Définition : Le test psychotechnique est un examen des aptitudes à la conduite passé auprès d’un psychologue. Il est exigé après une invalidation ou une annulation du permis, ou une suspension de six mois ou plus, avant l’avis médical.
Le test évalue les capacités motrices, comme le temps de réaction à des signaux visuels ou sonores, l’attention et la concentration, le raisonnement logique et certains traits de personnalité, comme la tolérance au stress. Il se présente souvent sous la forme d’exercices informatisés.
Il concerne le conducteur dont le permis a été invalidé après la perte de tous ses points, annulé par un juge ou suspendu pour une durée égale ou supérieure à six mois. Pour récupérer le droit de conduire, il doit produire un avis médical favorable, qui ne peut être délivré qu’après le test psychotechnique.
L’examen se passe auprès d’un psychologue déclaré auprès du préfet et dure au minimum 40 minutes. Les psychologues habilités suivent une formation spécifique et leur liste est consultable auprès des préfectures.
En cas d’invalidation pour solde de points nul, le test peut être passé sans attendre la fin de la période d’interdiction de conduire. Les conditions exactes figurent dans le courrier reçu et sur service-public.fr, qui détaille la marche à suivre selon chaque situation.
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Traceur GPS
Définition : Un traceur GPS est un boîtier qui calcule sa position par satellite et la transmet à distance. Installé dans une voiture, il permet de suivre ses déplacements et d’aider à la retrouver en cas de vol.
Le traceur repose sur le Global Positioning System, un système de positionnement par satellites mis en place par le département de la Défense des États-Unis. Pleinement opérationnel depuis 1995 avec vingt-quatre satellites, il diffuse des signaux que chacun peut recevoir librement.
Le récepteur calcule sa position par trilatération, en mesurant le temps de parcours des signaux émis par plusieurs satellites synchronisés par des horloges atomiques. Un traceur ajoute à ce récepteur un moyen de transmission, le plus souvent par le réseau mobile, pour envoyer la position vers une application ou un serveur.
Pour un particulier, l’usage principal est la localisation après un vol : le propriétaire ou les forces de l’ordre peuvent suivre le véhicule. Certains modèles envoient aussi une alerte en cas de déplacement non prévu ou de sortie d’une zone définie.
La géolocalisation touche à la vie privée des personnes qui utilisent le véhicule. Suivre à son insu le conducteur d’une voiture n’est pas anodin. Dans le cadre professionnel, la CNIL encadre l’usage de ces dispositifs dans les véhicules des salariés et détaille les règles à respecter.
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Voiture sans permis
Définition : Une voiture sans permis, ou voiturette, est un quadricycle léger à moteur de catégorie L6e, limité à 45 km/h et à deux places. Sa conduite exige le permis AM pour les personnes nées à partir de 1988.
La réglementation européenne range ces véhicules dans la catégorie des quadricycles légers (L6e). Ils comptent quatre roues, deux places au plus avec celle du conducteur, une vitesse maximale par construction de 45 km/h et une masse à vide limitée. Pour une voiturette à habitacle fermé, la puissance ne dépasse pas 6 kW.
L’appellation est trompeuse. Une personne née au plus tard le 31 décembre 1987 peut la conduire sans titre. Une personne née en 1988 ou après doit détenir le permis AM, ancien brevet de sécurité routière, accessible dès 14 ans, sauf si elle possède déjà une autre catégorie de permis, comme le permis B.
Comme tout véhicule à moteur, la voiture sans permis doit être assurée, au minimum en responsabilité civile, même lorsqu’elle reste au garage. Les quadricycles légers sont en revanche exclus du système de bonus-malus appliqué aux voitures particulières.
En location entre particuliers, il est utile de vérifier que le véhicule est bien immatriculé et assuré, que le conducteur remplit les conditions de permis ou d’âge et que le contrat précise qui supporte les dommages en cas d’accident.
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Voyant
Définition : Un voyant est un témoin lumineux du tableau de bord qui informe le conducteur sur l’état du véhicule. Sa couleur et son pictogramme indiquent s’il s’agit d’une simple information, d’un avertissement ou d’une alerte imposant de s’arrêter.
Les voyants complètent les indicateurs du combiné d’instruments (vitesse, compte-tours, niveau de carburant, température). Chacun prend la forme d’un pictogramme qui s’allume lorsqu’un système de bord fonctionne ou qu’une anomalie est détectée par l’électronique du véhicule.
La couleur donne le degré d’urgence. Un témoin rouge signale une panne qui impose un arrêt immédiat ou un danger pour les occupants. Un témoin orange annonce la défaillance d’un système ou le besoin d’une révision rapide, tout en laissant la possibilité de rouler. Les témoins verts et bleus confirment simplement qu’une fonction est active, comme les feux de croisement ou les feux de route.
Les formes et les couleurs ont longtemps varié d’un constructeur à l’autre. Des normes internationales, comme le règlement ECE R121, définissent désormais la plupart des symboles, ce qui explique que les tableaux de bord des différentes marques se ressemblent beaucoup.
Face à un voyant inconnu, le manuel d’utilisation du véhicule reste la référence, car certains pictogrammes sont propres à un modèle. Un voyant rouge qui s’allume en roulant justifie de s’arrêter dès que possible en sécurité, puis de faire contrôler la voiture par un professionnel.
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WLTP
Définition : La WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) est la procédure d’homologation qui mesure la consommation, l’autonomie électrique et les émissions de CO2 des voitures particulières et des utilitaires légers.
La procédure a été mise au point dans le cadre du Forum mondial pour l’harmonisation des réglementations sur les véhicules, rattaché à la Commission économique pour l’Europe des Nations unies. Elle repose sur des cycles de conduite en laboratoire qui servent de base commune pour comparer les modèles.
En Europe, la WLTP s’applique depuis septembre 2017 aux nouveaux modèles et depuis septembre 2018 à tous les véhicules neufs. Elle a remplacé le NEDC, le nouveau cycle européen de conduite, jugé trop éloigné des conditions réelles.
Pour une voiture électrique, la WLTP fournit l’autonomie homologuée affichée par les constructeurs. Cette valeur permet de comparer les modèles entre eux, mais l’autonomie obtenue au quotidien dépend de la vitesse, de la température extérieure, du relief, du chauffage ou de la climatisation et du style de conduite.
Pour une voiture thermique, la procédure fixe la consommation et les émissions de CO2 officielles, qui figurent dans la documentation du véhicule et peuvent intervenir dans la fiscalité. Là encore, l’écart avec la consommation réelle varie selon l’usage.
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