Le Crossovers continuent d’avoir du succès en France

CROSSOVER

S’ils sont parfois montrés du doigt, les crossovers n’en demeurent pas moins les coqueluches du marché automobile français. En juin 2013, le site internet Turbo.fr communiquait le top 15 des crossovers et SUV les plus vendus en France au seul mois de mai, et sans surprise, le Nissan Qashqai, précurseur dans ce segment, pointait en tête du classement avec quelque 3.132 unités, suivi du Renault Captur (2.660 unités) et du Nissan Juke (1.902 unités).

Le 02 janvier 2014, les données du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA) faisaient état de 260 734 crossovers dans le top 100 des véhicules particuliers vendus en 2013, soit 14,56 % des 1,79 million de voitures neuves immatriculées. Le Crossover, aussi appelé multi-segments, se rapporte à cette automobile résultant du croisement d’un véhicule de type berline ou monospace et d’un véhicule de type SUV (Sport utility vehicle), de manière à profiter des différents avantages fournis par chacun des deux univers ainsi mélangés : un concept qui séduit de plus en plus les Français.

Une combinaison gagnante au sein d’un marché en crise

Grâce à un créneau florissant, le crossover arrive à tirer son épingle du jeu au sein d’un marché automobile en souffrance (baisse de 5,7 % en 2013). D’abord dicté par la gent féminine, séduite par la position de conduite élevée et la carrosserie de type tout-terrain, ce phénomène d’un genre nouveau s’est ensuite répandu au sein des pères de famille qui en avaient marre des monospaces. Benoît Bouchard, responsable de l’analyse prospective de l’offre chez Renault, soulignait dans une entrevue : « Ils retrouvent le même confort et la même habitabilité, sauf qu’il ne s’agit plus d’un type de véhicule subi, mais choisi ».

Le crossover est avant tout un véhicule à l’aspect consommateur exubérant. Il est au centre des besoins et attentes actuels des automobilistes, qui recherchent une voiture à la fois pratique et élégante. Selon Agnès Tesson-Faget, directrice du projet 2008 chez Peugeot : « c’est un véhicule efficace et valorisant, en consommation et à l’usage, une voiture au cœur du quotidien ». Le concept redessine les codes architecturaux d’un gros SUV, dans un moindre format. De plus, tout en étant maniable et motorisé comme une berline, le crossover a l’avantage d’un meilleur comportement routier, d’être moins polluant et surtout de couter moins cher.

S’élever à moindre prix

Le crossover compact avec ses lignes contemporaines et son habitabilité est l’alternative que tout le monde attendait.
Jadis réservé à une élite propriétaire de véhicules tout-terrain, le crossover peut désormais se hausser lui-aussi sur ses quatre roues à l’instar d’un 4×4. La posture est d’autant plus attrayante qu’elle est avantageuse pour la sécurité et une vision panoramique de la route. « Les automobilistes veulent se distinguer », déclarait Agnès Tesson-Faget, renchérie par Susan Docherty, patronne de Chevrolet en Europe : « les consommateurs européens ne vont pas agrandir leur garage mais ils veulent avoir les facilités qu’offre un 4×4 ».

Jusqu’ici, la ruée vers cette nouvelle poule aux œufs d’or n’a fait que des heureux. Côté consommateurs, le crossover compact avec ses lignes contemporaines et son habitabilité est l’alternative que tout le monde attendait. Côté constructeurs, Nissan, le premier à l’avoir introduit en France, en a bien tiré parti, d’abord avec son Qashqai qui s’est écoulé à plus de 150 000 unités dans l’Hexagone depuis 2007, ensuite avec le Duke, autre compact sportif à la personnalité atypique. Pas dupe, la concurrence n’a pas tardé à réagir : Peugeot avec son 2008, élégant et baroudeur, et le Captur, la citadine sportive et agressive de Renault.

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