Augmenter la pression d’un turbo en toute sécurité et efficacité

Frapper plus fort sous le capot, ce n’est pas réservé aux pilotes ni aux amateurs de records. Rechercher une pression turbo supérieure séduit autant les adeptes de performances que ceux qui veulent redonner du souffle à une mécanique vieillissante. Mais attention : sans expertise, c’est la casse assurée. Seul un professionnel chevronné saura mener l’opération sans mettre votre moteur en péril.

Quel système équipe votre voiture ?

Avant même d’envisager de modifier la pression de suralimentation, il faut savoir quel type de turbo s’occupe de la respiration de votre moteur. Deux architectures tiennent le haut du pavé : le turbocompresseur à soupape de décharge, et le turbo à géométrie variable. Dans le premier cas, c’est la fameuse soupape qui se charge d’aiguiller les gaz d’échappement. Jouer sur la pression exige alors de régler précisément l’ouverture ou la fermeture de cette pièce délicate, une manœuvre qui ne souffre ni l’approximation ni l’improvisation. À l’inverse, le turbo à géométrie variable repose sur des ailettes mobiles pilotées par une électrovanne. Là, tout réglage mécanique ne donnera de résultats que si le calculateur du moteur accepte de vous laisser la main, sans s’imposer via ses propres limites électroniques.

Procéder à la mesure de pression : méthode et précautions

Se lancer dans une hausse de pression sans rien mesurer d’abord ? À proscrire. Avant toute modification, il faut connaître la pression d’origine pour éviter les dégâts. Pour ça, un manomètre gradué de 0 à 0,25 bar suffit. Le principe : brancher un tuyau en nylon sur la prise de pression, puis le faire passer jusqu’à l’habitacle, en évitant toute gêne côté conducteur.

Sur la route, la procédure doit être rigoureuse. Deux personnes, pas moins. Pendant qu’une accélère franchement, l’autre surveille le manomètre et note les valeurs à pleine charge. Ces chiffres seront ensuite à comparer avec la fiche technique du modèle pour déterminer jusqu’où il est raisonnable de pousser sans prendre de risque.

Augmenter la pression turbo : réglages pratiques

Une fois la pression maximale repérée sur le manomètre, il est possible de passer à l’action. À moteur arrêté, levez le capot et localisez la barre de commande du turbo. On commence par dévisser le contre-écrou de blocage, puis il faut ôter la tige de la vanne en retirant le clip de maintien. L’étape cruciale consiste à revisser le clip turbo dans le sens des aiguilles d’une montre pour hausser la pression, tout en maintenant la tige en place. Un dernier resserrage du contre-écrou et le tour est joué. Si la méthode est respectée, la nouvelle pression tiendra sans faillir.

Modifier la pression du turbo revient à toucher à l’équilibre même de la mécanique. Un réglage millimétré, fidèle aux tolérances du constructeur, apporte un regain de réactivité sans compromettre la fiabilité. Ceux qui maîtrisent ces ajustements voient leur moteur retrouver son punch, et redécouvrent des sensations qui réveillent la route.

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