La file d’attente pour un siège dans le cockpit ne désemplit jamais. Devenir pilote fait rêver, beaucoup s’y projettent, mais rares sont ceux qui savent vraiment comment y parvenir. Prêt à quitter le plancher des vaches ? Voici les étapes concrètes pour obtenir votre permis de pilote et prendre votre envol.
Passer la visite médicale
Avant même de penser à manipuler un manche à balai, il faut franchir la porte du cabinet médical. Ce passage obligé consiste à décrocher une licence médicale, délivrée exclusivement par un médecin agréé par l’OFAC. Il existe trois types de certificat :
- Classe 1 : destinée aux pilotes professionnels et aux futurs pilotes de ligne.
- Classe 2 : pour ceux qui visent la licence de pilote privé.
- LAPL : une licence médicale aux exigences allégées, valable pour certains vols de loisir, avec une durée similaire à celle de la classe 2.
Sans ce document qui atteste de votre aptitude physique, impossible d’aller plus loin. Ne négligez pas cette étape, certains candidats découvrent à ce moment-là qu’une restriction médicale peut changer la donne.
Trouver une école de pilotage adaptée
Pour apprendre à voler, choisir une école sérieuse n’est pas une option. L’établissement doit être reconnu, disposer de simulateurs de vol, d’une flotte suffisante, oubliez les structures ne possédant qu’un unique appareil vieillissant. Renseignez-vous sur les conditions d’apprentissage, les disponibilités des avions et la réputation de l’école. Un centre bien équipé, c’est aussi du temps gagné, moins d’attente pour réserver un vol d’instruction et davantage de sécurité.
Opter pour le bon instructeur
L’instructeur, c’est la personne avec qui vous allez passer de longues heures en cockpit. L’entente compte plus qu’on ne le pense : on apprend mieux avec un enseignant patient, clair et pédagogue. Si la relation ne fonctionne pas, n’hésitez pas à demander un changement pour progresser sereinement. Certains élèves mettent du temps à trouver chaussure à leur pied ; d’autres nouent rapidement une relation de confiance avec leur formateur. Ce choix peut faire toute la différence dans votre parcours.
Assimiler la théorie
Avant de décoller, il faut maîtriser les bases. La formation théorique s’articule autour de neuf modules incontournables :
- Droit aérien
- Connaissances générales des aéronefs
- Préparation du vol et performance
- Facteurs humains
- Météorologie
- Navigation
- Procédures opérationnelles
- Principes du vol
- Radiotéléphonie
Vous pouvez étudier ces matières en autonomie, mais pour vous inscrire à l’examen final, une école reste un passage obligé. L’examen théorique ne tolère pas l’à-peu-près : il faut valider au moins 75 % de bonnes réponses pour décrocher la première étape du sésame.
Maîtriser la pratique
Ici, pas de parcours figé : la pratique peut démarrer quand vous le souhaitez. L’idéal ? Avancer simultanément sur la théorie et les leçons de vol pour mieux intégrer chaque notion. Chaque session comprend généralement un briefing, le vol lui-même, puis un débriefing. Cette organisation permet d’ancrer les apprentissages et de progresser plus vite. Au fil des sessions, la confiance grandit. Comptez entre 15 et 20 heures de vol pour réaliser votre premier solo, un moment marquant pour tout apprenti pilote. À noter : après avoir validé la théorie, vous disposez de 24 mois pour réussir la pratique.
Valider l’épreuve pratique
Une fois le nombre d’heures requis atteint, il reste à franchir l’étape ultime : l’examen en vol. Cette évaluation se compose de deux volets. D’abord, un vol de navigation d’environ une heure vers un aéroport extérieur. Ensuite, un vol axé sur des exercices variés. Pendant ces deux épreuves, la précision s’impose : vitesse, altitude, cap, chaque paramètre est évalué. Le jury observe tout, de la préparation jusqu’au retour sur le parking. En cas d’erreur sur un exercice, la possibilité de le retenter une fois existe. Au bout du compte, si les standards sont atteints, le permis de vol avec avion est accordé.
Un carnet de vol bien rempli, une poignée de sueurs froides et, surtout, la joie de décrocher un badge qui ouvre les portes du ciel. La piste est longue, mais la vue à l’arrivée vaut chaque effort consenti.


