A partir du 1er juillet 2016, les vignettes « Crit’Air » entreront en vigueur à Paris. Au départ, ils deviennent obligatoires lorsque Paris devient officiellement une zone de circulation restreinte. Vous pouvez trouver toutes les informations sur ces vignettes ici.
À quoi servent les vignettes ?
Ces vignettes jouent un rôle bien précis : elles donnent aux maires des zones les plus exposées à la pollution la possibilité de mettre en place des restrictions de circulation. Autrement dit, dans les secteurs concernés, les élus peuvent, après concertation, limiter temporairement ou de façon permanente l’accès des véhicules jugés trop polluants. Pour distinguer chaque catégorie, Ségolène Royal a instauré les certificats qualité de l’air, appelés « Crit’Air ».
Qu’est-ce que le certificat de qualité de l’air ?
Le certificat Crit’Air permet de classer les véhicules selon leur niveau d’émission polluante. Ségolène Royal a retenu six catégories, des plus propres aux plus polluantes. Ce classement se base sur les émissions nocives des voitures particulières, deux-roues, trois-roues, quadricycles, utilitaires, bus et poids lourds. Six classes existent, déterminées par le type de moteur et l’année du véhicule. Les véhicules électriques, eux, bénéficient d’une classe dédiée « zéro émission ». Grâce à ce système, les élus disposent de leviers d’action : ils peuvent, par exemple, encadrer le stationnement ou réserver certains accès aux véhicules les moins polluants.
Quelques applications concrètes du Crit’Air
Dans la pratique, le classement Crit’Air permet des mesures variées, dont voici un aperçu :
- Proposer des avantages pour le stationnement ou l’accès à des voies réservées aux véhicules électriques ou à faibles émissions, histoire d’inciter à leur utilisation.
- Mieux gérer les pics de pollution : les préfets peuvent s’appuyer sur les certificats Crit’Air pour organiser la circulation différenciée et adapter le trafic en conséquence.
Vignettes antipollution « Crit’Air » : les motos sont elles aussi concernées.
Les vignettes sont-elles obligatoires ?
Le certificat Crit’Air n’est pas nécessaire pour circuler en toute situation. Mais dans les villes confrontées à une pollution élevée, les collectivités peuvent s’appuyer sur ce dispositif pour moduler la circulation. Dans ces cas précis, le certificat devient parfois incontournable pour rouler.
Quand les vignettes sont-elles mises en place ?
Dès le 1er juillet 2016, tous les véhicules immatriculés en France peuvent obtenir le certificat Crit’Air, quelle que soit leur catégorie.
Qui sera concerné en premier ?
Paris dispose déjà d’un système transitoire qui lui permet de limiter l’accès à certains véhicules selon leur classement. Depuis le 1er juillet 2015, les vieux utilitaires lourds y sont interdits. Un an plus tard, ce sont les motos mises en circulation avant 1999 qui ont été ajoutées à la liste. Paris peut donc appliquer le Crit’Air à partir du 1er juillet, même si la vignette n’est pas encore rendue obligatoire. L’obligation arrivera avec la mise en place officielle de la zone à circulation restreinte.
Comment obtenir la vignette et à quel prix ?
Pour obtenir votre certificat, il suffit de se rendre sur le site officiel dédié. La démarche est individuelle : chaque propriétaire fait sa demande et reçoit la vignette par courrier, à l’adresse indiquée sur la carte grise du véhicule. Il faut compter quelques jours avant la réception, mais un accusé de réception électronique est envoyé rapidement, mentionnant la classe attribuée.
Le coût du certificat s’élève à 4,50 euros, payables en ligne. Ce tarif couvre les frais de production, de gestion et d’envoi.
À savoir : La vignette Crit’Air est envoyée à l’adresse enregistrée sur votre carte grise. Avant toute commande, assurez-vous que cette information est bien à jour.
Exemple d’un certificat Crit’Air reçu à domicile.
Où placer la vignette ?
Le certificat Crit’Air doit être collé de façon bien visible à l’avant du véhicule, sur une surface plane, idéalement sur le pare-brise ou, à défaut, sur une partie avant du deux-roues comme la fourche. L’objectif : permettre un contrôle facile, sans ambiguïté.
Quelles sanctions en cas de non-respect ?
En cas d’infraction dans une zone à circulation restreinte, l’automobiliste ou le motard s’expose à une amende de troisième classe, pouvant atteindre 180 euros.
Jean-Jacques Trivince résumait la situation d’un trait mordant : « Trois choses sont absolument nécessaires : l’argent d’abord, deuxième argent, troisième argent. »
CindyBelPalm



